Dwelt

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Ras le c... bol

Ecrit par Alexis

 

 

 

 

Le mois de Janvier a été un mois plutôt merdique pour nous.

Déjà, il y a eu les partiels de Plume. La fête du stress et de l'anxiété. Le truc avec elle, c'est qu'elle ne ressent pas le premier (donc le corps somatise et on douille), mais très bien la seconde. Alors ça a été « tous aux abris » pour pas en rajouter une couche.

Bon et surtout parce qu'elle a révisé comme une malade, pour tomber sur des sujets à la con et donc sûrement se taper des notes de merde, et personne n'a envie d'être dans le coin quand elle commence à déprimer comme ça. Et il ne vaut mieux pas que moi je sois dans le coin, je suis suffisamment doué tout seul pour ne pas en plus qu'on s'y mette à deux. On a donc laissé la gestion de la crise à Daem, qui s'en est sorti comme un chef, comme toujours. Il est doué pour ça.

C'est juste un peu son job, en même temps...

 

Bref, après ça, y'a eu le droit à une prise de sang le samedi. Faut savoir que nous n'av(i)ons jamais eu la varicelle, et qu'il se pouvait que certains vaccins soient à refaire, alors notre médecin traitant nous a fait faire une prise de sang pour voir si il y avait besoin de nous vacciner contre la varicelle et si il fallait faire un rappel pour les autres vaccins.

La journée de samedi a très bien débutée : la mère de Plume nous a réveillé en sursaut. Il faut savoir que dans ces cas-là, c'est moi qui me réveille en premier, une seconde avant Plume. Le soucis dans l'histoire, c'est qu'ensuite je suis INCAPABLE de retourner vraiment à l'intérieur avant que les choses soient calmées. Et, comment dire... Plume ayant la trouille des aiguilles, on n'était pas prêt d'être calme avant un bon moment.

J'ai donc été là pour la prise de sang. Joie et bonne humeur, moi qui ne supporte pas le moindre contact physique. Et le laborantin était un homme.

Ça faisait des années qu'on n'avait pas dissocié comme ça...

On aurait pu faire un câlin forcé à un parfait inconnu que notre état en sortant du labo n'aurait pas été différent. On a dormi deux heures après ça.

 

Puis il y a eu la reprise des cours la semaine suivante. Même pas le temps de souffler, et... bah disons que c'était pas joli.

L'anxiété dans le bus et le métro est revenue, et le soucis c'est que quand y'en a un de nous deux (Plume ou moi) qui panique, on peut être sûr et certain que ça va faire frôler la panique à l'autre. Alors certes, Plume se contrôle cent fois mieux que moi, mais quand t'as ton nez à un centimètre de la poitrine d'un autre mec, c'est plus une bonne capacité de contrôle qu'il te faut, c'est un sang-froid digne de la banquise...

Pendant une semaine, on a donc eu l'air de deux abrutis tous les matins et tous les soirs, a essayé de ne pas faire de crise d'angoisse en plein milieu du métro bondé. Autant dire qu'à la fin de la semaine, on était HS.

Donc personne n'a vraiment été surpris quand, jeudi soir, on a commencé à avoir mal à la tête. Ça n'a surprit personne que ça continue vendredi, par contre, quand on s'est mis à faire de la fièvre vendredi soir, là on a commencé à se poser des questions.

 

Samedi, toujours mal à la tête, on est allé chez le médecin.

Notre médecin habituel (une femme), n'était pas là, c'est un homme qui nous a pris en charge.

J'ai jamais fais demi-tour à l'intérieur aussi vite, Plume a été à l'ouest durant tout l'entretien, et Daem était d'une humeur massacrante. Je crois qu'il apprécie ce genre de série merdique encore plus que nous, vu que c'est lui qui ramasse les morceaux ensuite.

Bref, Plume a eu droit à un check-up complet, pour conclure que ce n'était qu'une migraine dû à la fatigue.

Le soir, les premiers boutons apparaissaient.

On n'a jamais eu autant envie de faire un doigt d'honneur au hasard, à la Vie, à Dieu, au destin, aux probabilités, à tout et n'importe quoi.

 

Le jeudi d'avant, nos résultats de la prise de sang indiquaient que l'on n'était pas protégé contre la varicelle, et on avait prévu de faire le vaccin la semaine suivante.

Le samedi, on avait la confirmation que le vaccin ne serait pas nécessaire.

Le dimanche, le corps s'était transformé en chou-fleur, littéralement.

 

Là, on vient de passer une semaine enfermé à la maison, à manquer les cours, à ne presque pas dormir par peur de se gratter dans notre sommeil, à ne pas pouvoir se doucher parce que les boutons (puis les croûtes) étaient trop fragiles sur certaines zones... on en a eut jusque dans la bouche et à l'intérieur de l'oesophage. Autant dire que ça a été « sauve qui peut » pendant une semaine. C'est pas qu'on n'est pas solidaire, mais il faut être un peu maso sur les bords pour avoir envie d'être co-présent/co-conscient dans un moment pareil (en supposant déjà que la fièvre et/ou le mal de tête nous ait pas tous fichu en PLS dans un coin). Daem, Plume et moi étions les seuls présent - et je dois avouer n'avoir été là que par intermitance.

Une semaine dans ces conditions, c'est vraiment très long. M'enfin on se console en se disant que pour un adulte, la varicelle est beaucoup plus dure et longue normalement. Notre corps est peut-être celui d'une fille, mais il encaisse mieux que la moyenne toutes les conneries qui peuvent nous arriver. Rien que pour ça, on l'aime bien.

 

Mais ouais, là en ce moment, on en a ras le bol.

Surtout Plume, Daem et moi.

On en a marre. Juste marre.

Ça serait bien si la rivière de merde pouvait s'arrêter, genre faire un break pour notre anniversaire. Ça serait sympa...

 

A côté de ça, on se sent aussi assez seuls. La plupart de nos amis ont disparu au cours des derniers mois, de notre ancien groupe il ne reste plus qu'une personne qu'on estime assez fiable pour pouvoir être appelée « amie ».

Il y a aussi une autre personne qui nous a surprise par sa présence, mais avec les évènements de ces deux dernières années, il n'y a que Plume qui ait vraiment envie de se sentir concernée par cette amitié.

 

Et puis encore à côté de ça (oui, ça fait beaucoup de côté, je fais ce que je veux), y'a quand même une bonne nouvelle : on a enfin trouvé une chatterie qui nous plaise, et qui devrait avoir des chatons disponibles durant les grandes vacances ! Il faut encore que l'on rencontre l'éleveuse et qu'elle accepte de nous vendre un de ses chats, mais le projet se concrétise, et je sais pas qui est le plus excité entre Plume, les petits et moi.

Ce chaton va être un putain de pourri gâté... y'aura toujours quelqu'un pour être collé à lui, Plume compte lui apprendre des tours et je risque d'être collé à l'appareil photo. Bon, me concernant, c'est moins noble que ce que vous croyez, les photos c'est pour avoir des références pour le dessin - même si je ne vois pas que ça, évidemment. J'serais le premier à papouiller la boule de poil, c'est bien l'un des seuls êtres vivants qui peut engager un contact physique avec moi sans que j'ai envie de l'étriper ensuite.

Mais ouais, quand ce chaton va arriver, ça va être littéralement n'importe quoi. Plume s'est déjà mentalement préparée à être la seule raisonnable du groupe pour nous gérer afin de pas traumatiser la pauvre bête.

C'est presque ridicule de voir comment on est à fond sur une bestiole qui est même pas encore née.

 

Enfin bref, en ce moment on risque d'être encore moins actif que d'habitude, avec une semaine de cours à rattraper et encore moins de sommeil que d'habitude.

 



03/02/2018
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