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Nos buts, ou comment on veut changer le monde

Ecrit par Plume

 

 

 

 

Dans un précédent article, j’ai évoqué brièvement les buts qu’on s’était posé tous ensemble. Je ne suis pas entrée dans les détails parce que pour beaucoup, ce ne sont encore que des pistes à explorer.

Mine de rien, ça ne fait que deux ans que l’on a mit un pied dans la communauté et l’univers multiple, et même si on apprend vite, il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir, à lire et à apprendre.

 

 

Mais bref, revenons sur le sujet qui nous intéresse : ce que l’on compte faire une fois notre diplôme en poche.

Outre aider à stabiliser ceux qui en auraient besoin (on n’en est pas encore à croire que l’on pourrait aider au traitement des informations traumatiques, vu que nous-mêmes on travaille à l’élargissement de notre fenêtre de tolérance…), notre but serait de monter une association qui aurait quatre objectifs :

- diffuser et enseigner ce qu’il y a à savoir sur les troubles dissociatifs ;

- faire en sorte que ces informations soient faciles d’accès ;

- faire en sorte que les troubles dissociatifs deviennent plus visibles ;

- s’organiser en réseaux pour être à même d’apporter de l’aide aux personnes qui souffrent de troubles dissociatifs et des nombreuses comorbidités associées.

 

Ça passe par une compilation d’outils de diagnostic traduis en français, la création de formations en français à ces outils, mais aussi par la création de cours accessible à différents niveaux (aidants, familles, patients, praticiens, etc.), avec éventuellement la création de groupes de paroles, ou encore permettre le développement d’un réseau avec différentes associations, différents spécialistes et intervenants de la santé mentale mais aussi physique qui seraient formés à la prise en charge de patients dissociatifs, etc.

 

Autre chose qui nous tient à coeur serait le développement d’une branche de la zoothérapie spécialement pensée pour la gestion des troubles dissociatifs, ainsi que la formation de chiens d’aide pour contenir les phénomènes dissociatifs, comme cela s’est déjà fait aux USA.

 

Bref, on voit grand. Très grand, on en a conscience. On a aussi conscience qu’on n’a même pas le quart des connaissances nécessaires à l’aboutissement d’un tel projet et que beaucoup de choses vont sûrement changer en cours de route. Comme dit, ce ne sont que des pistes pour la plupart. Certaines seront peut-être même développées par d'autres avant que l'on ait le temps de finir nos études.

On a aussi conscience que ça ne se fera pas en un jour, que c’est un plan sur des années, qu’on pourrait très bien ne jamais terminer.

Et alors ?

 

Ce qui nous est arrivé n’est ni rare, ni exceptionnel. Il suffit de tendre un peu l’oreille pour entendre les histoires de dizaines, de centaines d’ados, de jeunes adultes, d’adultes et de personnes plus âgées qui ont vécus la même chose.

Certains d’entre eux vont être baladés de psy en psy pendant des années.

Certains d’entre eux deviendront agresseurs à leur tour.

Certains d’entre eux ne passeront pas l’année.

 

Alors oui, on se paie le culot de voir grand et d’espérer changer le monde.

Parce qu’on sait à quel point le monde en à besoin.

 



04/11/2018
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