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Les progrès

Ecrit par Plume

 

 

 

 

Après l’article coup de gueule d’il y a quelques jours, on avait envie de changer un peu la façon dont on éclairait les choses et de mettre un peu plus en valeur les progrès que l’on a réalisés.

Ces derniers mois - voire cette dernière année, vu le peu de semaines qu’il reste avant la fin de 2018 - ont été assez éprouvants pour nous, autant dans notre vie personnelle que professionnelle, mais même si certains d’entre nous donnent l’impression d’être prêt à craquer, au final, en tant que système, on n’a jamais été aussi forts.

On est tous porté par une résolution, un but plus grand que nous. Ça nous est déjà arrivé qu’on nous dise en rigolant « Tu veux changer le monde, en fait ? ». Et nous de répondre, très sérieusement : « Oui. ».

On a appris depuis notre naissance que personne ne peut affronter tes problèmes à ta place et que du soutien, tu n’en trouveras que rarement. Que si tu veux que les choses s’améliorent, tu ne peux pas attendre qu’on les améliore pour toi.

Mais aussi que, malheureusement, tu ne peux pas toujours agir. Soit parce que tu n’as pas les ressources, soit parce que la loi est contre toi, soit parce que tu n’es pas prêt à encaisser la tempête de merde qui t’attend au tournant. Tout ce qu’il te reste à faire dans ces cas-là, c’est prier pour que quelqu’un remarque que tu es ligoté, ou que quelqu’un ait le même combat que toi et les ressources nécessaires pour le mener.

Alors on a décidé de retrousser nos manches et de réfléchir à comment on allait changer le monde. Parce qu’après tout, pourquoi pas ?

 

Enfin bref, je digresse.

Tout ça pour dire que maintenant que l’on a un but en commun, notre petit groupe bancal s’organise de mieux en mieux et de plus en plus. On avait déjà un niveau de fonctionnement moyen, mais là on est en train d’exploser notre record chaque jour un peu plus.

 

On sait de mieux en mieux dire « non » et privilégier notre bien-être à celui des autres - spécialement celui de la famille. Ce n’est pas encore parfait, mais ça progresse. Surtout depuis qu’on a tous réalisé qu’on ne pourrait pas aider qui que ce soit si l’on n’était pas à peu près stable nous-même.

 

Grâce au chat qui nous réveille tous les matins à 8h quoi qu’il arrive, et dont la présence nous apaise à un point inimaginable, on a repris des habitudes de sommeil potables. C’est difficile pour moi d’aller me coucher à 23h30, j’ai l’impression de perdre mon temps, mais j’aime aussi quand j’ai l’impression qu’il est déjà 15h, et qu’en fait non, il n’est que 11h.

On est moins fatigué, plus alerte, on fait tellement plus de choses !

Notre seul problème en ce moment est de réussir à concilier toutes nos responsabilités dans un emploi du temps qui tienne la route. Mais bon, on commence a y arriver, et ça ne fait que deux semaines que l’on a repris les cours, c’est normal que tout soit encore un peu brouillon.

 

Au niveau social, si ce n’est pas forcément la joie, je dois bien avouer que ce n’est pas catastrophique non plus. Surtout grâce à Erdian, en fait, qui nous met à tous des coups de pied au derrière et nous empêche de trop nous morfondre dans notre coin.

On a retrouvé une connaissance du lycée dans notre promo, une fille très sympathique, avec qui on adore parler, et une autre connaissance (multiple, comme nous) a déménagé proche de chez nous. Erdian espère donc qu’au niveau des interactions sociales IRL, on soit un peu plus stimulés et un peu moins à la ramasse.

De façon générale, je pense pouvoir dire que l’on n’a plus que des gens à peu près sains autour de nous. Alors certes, il y a désormais une distance de sécurité que l’on n’est pas prêt à laisser franchir, la proximité effraie et/ou rebute une partie d’entre nous, et ce n’est pas forcément suffisant pour effacer ce sentiment d’être seuls avec nos problèmes, mais c’est déjà mieux que rien.

 

Au niveau de la micro-amnésie et de l’amnésie en général, je ne sais pas si ça s’améliore ou si ça empire. On oublie moins de choses mais, d’un autre côté, quand on oublie un truc c’est un oubli de compétition : le record actuel est de quatre heures avant de réussir à remettre la main sur le souvenir manquant. Et comme, en plus de la difficulté à s’organiser à cause de la reprise des cours, on est totalement absorbés par lesdits cours (je reviendrais là-dessus après), on oublie un peu le bullet journal et le journal quotidien.

Daem me dit que notre mémoire est comme une chambre d’ado : on balance des « souvenirs-photos » partout, et pour en retrouver un, il faut fouiller dans l’amas qui traîne par terre. Faudrait qu’on considère l’idée d’un album photos…

 

Aussi, on est en co-présence de façon beaucoup plus fluide. Ça balance entre Daem, Erdian et moi d’une façon si douce que même nous, on est parfois perturbé et on se regarde en mode « Euh… c’est toi qui vient de faire ça ? Parce que c’est sûr que c’est pas moi ! ».

La présence du chat aide aussi beaucoup Kal et Ethan. Les cauchemars de Kal se sont énormément calmés depuis qu’elle est là, au point qu’il ne redoute plus autant qu’avant le moment d’aller dormir. Au contraire, c’est même devenu un plaisir de s’allonger sous la couette et de sentir le chat venir s’allonger contre - ou sur - nous. Quant à Ethan, il est beaucoup plus calme et moins paniqué.

En ce qui concerne Nico et Linda, avec le remue-ménage de ces derniers mois, ils se sont fait plus discrets. Et de façon générale, les cours laissent peu de place aux petits pour s’exprimer. Mais on compte se pencher un peu plus là-dessus une fois que les choses se seront bien mises en place.

 

Par rapport aux cours, entre le fait qu’on dort mieux et le fait qu’on est tous hyper-motivé pour faire aboutir notre projet (enfin nos projets, j’en parlerais une autre fois), on est passé à l’étape supérieure : on ne fait presque que ça. Si se concentrer en cours ou à la fac est difficile - trop de monde pour être vraiment sereins, on a tendance à vite fatiguer et décrocher - on rattrape assez bien tout ça une fois à la maison. J’ai songé nous inscrire au service d’enseignement à distance (SED), mais on est tombé d’accord sur une chose avec Erdian : ce serait la fin du peu de vie sociale IRL que l’on a déjà et ça ne serait certainement pas une bonne chose. On a pu le constaté pendant les mois de blocus où l’on n’a pas eu à se déplacer à la fac.

Alors on récupère les cours du SED auprès de nos connaissances, on suit plus ou moins les cours magistraux avec et on les retravaille une fois à la maison.

 

On est aussi en train de préparer un scénario tournant autour du TDI pour le Nanowrimo (challenge d’écriture) de cette année. Je ne sais pas encore où ça va mener ou si on va réussir à aller au bout (en général on atteint les 30.000 mots), mais si ça se développe assez, je pense qu’on en partagera une partie sur le blog.

 

Enfin bref, tout ça pour dire qu’on a envie de faire tellement de chose qu’on ne sait pas trop par où commencer, et que si émotionnellement c’est pas toujours la joie, pour ce qui est du reste, on gère plutôt bien.

 



29/10/2018
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