Dwelt

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"Je" ou "Nous" ?

Ecrit par Plume

 

 

 

 

« Je » ou « nous » ?

Certains diraient qu’utiliser le « je » est plus adapté. Après tout, nous ne sommes que des chemins neuronaux dissociés les uns des autres, faisant partie du même cerveau - de la même personne.

Mais notre sens de l’identité, nos pensées, nos goûts, nos idées, sont différents. Alors, « je » ou « nous » ?

 

Même pour nous, c’est une question qui revient souvent. Nous sommes plusieurs mais nous ne formons qu’un. Nous devons ne former qu’un si l’on veut être fonctionnel.

 

Mais si on fait de notre mieux pour ne pas oublier qu’on est chacun une partie d’une seule et même personne, ça continue de nous hérisser que de lire des choses comme « Plutôt que des personnalités distinctes, les personnes avec TDI ont des états de personnalités distincts. Brand le décrit comme avoir différentes façons d’être soi-même, ce que nous pouvons tous plus ou moins faire, mais les personnes avec TDI ne peuvent pas toujours se souvenir de ce qu’elles ont fait tandis qu’elles étaient dans des états de personnalités différents ».

 

On comprend que la volonté est de ne pas encourager les alters à se voir mutuellement comme des étrangers, des parasites, et que les thérapeutes essaient de construire une notion d’unité, qui est très importante.

On sait que dire que l’on est des personnes totalement indépendantes vivant dans le même corps est faux. On peut donner cette impression, mais on a pu le constater à plusieurs reprise, le système en tant que Tout a une dynamique qui échappe en partie à notre contrôle : qui est poussé en avant, qui est isolé momentanément, qui est mit en dormance… ; et puis on dépend les uns des autres pour notre stabilité.

 

Mais au final, se voir reléguer au simple rang « d’états de la personnalité » est profondément vexant.

 

Alors « je » ou « nous » ?

 

Je compare souvent un système à une meute de loup.

Quand un loup est isolé, il peut peut-être survivre, mais sa vie ne sera pas folichonne. En meute chacun apporte sa pierre à l’édifice et, si ils arrivent à travailler comme une seule entité, ils auront une vie complète et stable. Si un membre est instable, c’est toute la structure de la meute qui en prend un coup.

Mais est-ce que, parce qu’ils sont étroitement dépendant les uns des autres, parce qu’ils fonctionnent comme une seule entité, est-ce que leur individualité est remise en question ?

Non, pas du tout.

Parce qu’ils ont chacun leur corps, chacun leur cerveau.

 

Alors à quel moment le physique devient plus important que ce que l’esprit perçoit ?

Quand on cherche à connaître la Vérité Absolue.

Mais funfact : elle n’existe pas. On explore tous le monde grâce à un cerveau qui interprète ce qu’il reçoit, et dont les capacités restent limitées.

 

Alors, « je » ou « nous » ?

Le fait que les alters ne soient pas biologiquement des êtres distincts les uns des autres (notion qui reste quand même discutable, comme dit au début il a été prouvé que chaque alter utilise un réseau de neurones qui lui est propre dans le cerveau) est-il vraiment un critère de choix ?

 

Nous, on a décidé que non.

Mais est-on vraiment objectif ?

Seulement d’un autre côté, pourquoi est-ce que ce serait à quelqu’un qui n’a aucune idée de ce que ça fait que d’être multiple de décider ?

 

 



10/11/2018
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