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Gérer le stress

Ecrit par Plume

 

 

 

Ces derniers temps, les sources de stress, ou plutôt de tension ont été relativement nombreuses.

J'ai tendance à faire la différence entre le stess et la tension, le premier étant de l'anxiété plus ou moins modéré (comme la veille d'un contrôle), le second se rapprochant plus d'un état d'alerte en vue d'anticiper une situation potentiellement dangereuse.

 

Mon frère a passé une semaine à la maison pendant les vacances de la Toussaint. Il a confirmé le fait qu'il avait bien donné mon numéro de portable à notre père.

Je savais que c'était certain, mais l'entendre confirmer ce fait sur un ton totalement dégagé, alors que je lui avais fait promettre de ne pas le donner... je me suis vraiment sentie trahie.

A côté, son comportement et son humour sont décalqués sur ceux de notre père. Résultat, nous avons été au bord de l'état de crise pendant une semaine, et je n'ai que des flash en guise de souvenirs.

Nous avons été totalement instables durant cette période.

 

Avant ça, nous avons été à notre deuxième rendez-vous chez la psychiatre. On se serait cru dans un film tellement elle a réagit de façon stéréotypé, ignorante de la dissociation, s'accrochant à l'idée que les autres personnalités étaient des hallucinations et n'existaient pas alors même qu'elle était en train de parler à Daem.

 

Et pour ne rien arranger, j'ai eu à gérer plusieurs dysfonctionnement dans différents groupes, d'abord un groupe de travail à la fac, et ensuite l'équipe de gestion d'un site web où je travaille en tant que bénévole.

Les deux sont caractérisés par un laxisme que j'ai du mal à supporter, surtout dans le cas du site web. Je suis du genre perfectionniste, surtout quand mon travail influence d'autres personnes, et nous avons une centaine joueurs sur notre site. Depuis que je suis dans l'équipe, je fais de mon mieux pour que tout arrive à l'heure, tandis que l'autre graphiste estime que quelques jours de retard n'ont aucune importance, or c'était elle qui faisait les graphismes de l'évènement de cette année.

Il faut savoir que depuis la création du site, on ne fait que perdre des joueurs, à cause, entre autre, du manque d'activité. Etre en retard lors des rares animations que l'ont fait me semblait évidemment être une mauvaise idée, mais apparemment pas pour tout le monde.

Bref, j'ai choisi de limiter mon stress, j'ai quitté cette équipe après plusieurs années de travail.

Ca fait bizarre.

Je me retrouve soudainement avec rien d'autre en-dehors de mes études.

J'ai trouvé d'autres projets sur lesquels me concentrer, mais quand même.

 

C'était l'une des choses qui me permettait de gérer la tension qui m'habite constamment.

Je n'ai plus rien désormais.

J'ai recommencé à ne dormir que quatre à cinq heures par nuit.

J'ai mis du temps à comprendre pourquoi je n'arrivais à aller me coucher qu'une fois qu'il ne me reste plus que cinq heures de sommeil, puis j'ai réalisé : quand le corps est épuisé ainsi, il n'y a que moi, parfois Daem, de proche de la surface. J'arrive à m'isoler des autres, être seule dans ma tête.

Je sens toujours leur présence, mais elle est tellement diffuse que je peux l'ignorer.

C'est une façon d'éviter, ou au moins de limiter, les variations de personnalités. Parce que si nous étions en pleine forme, ce serait clairement l'instabilité totale.

Prendre conscience de ça m'a poussé à me demander si c'était la bonne solution. C'était une solution qui fonctionnait pour du très court terme, mais est-ce que c'était vivable ?

La réponse est bien évidemment que non.

Mais changer tout ça est compliqué. Accepter de quitter cet état de tension, s'autoriser à se détendre et à prendre les choses comme elles viennent, s'autoriser à prendre le risque d'être instable, ça fait peur. Pour être honnête, je ne sais même pas par où commencer.

Bon, dormir est déjà un bon début.

J'ai programmé deux alarmes sur mon téléphone, une première pour me dire qu'il va bientôt être l'heure d'aller au lit, une seconde au moment où je dois tout arrêter et aller me coucher. Ce système fonctionne une fois sur deux, mais ça commence à rentrer.

 

L'un dans l'autre, les choses continuent de changer, et on continue d'apprendre à suivre le mouvement.

C'est loin d'être facile. Par moment je me demande même si on pourra un jour s'asseoir et se dire "tout va bien".



10/11/2017
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